Chronique de "La colline aux esclaves" de Kathleen Grissom

NOTE : ♥♥♥♥♥




Auteur : Kathleen GRISSOM
Editeur : Editions Charleston
Sortie : 13 janvier 2015

Un Service Presse des éditions Charleston : MERCI

Résumé :
États-Unis, 1791. Après avoir perdu ses parents lors de la traversée de l Atlantique, Lavinia, une jeune Irlandaise âgée de 7 ans, se retrouve domestique dans une plantation de tabac pour rembourser son passage. Placée avec les esclaves de la cuisine, sous la protection de Belle, fille naturelle du maître, Lavinia apprend à faire le ménage et le service, guidée par l amour et la force tranquille de sa nouvelle famille. Cependant, malgré tous ses efforts, elle ne peut faire abstraction de sa peau blanche et pénètre peu à peu dans l univers de la grande maison. 
Lavinia parviendra-t-elle à chevaucher deux mondes que tout oppose ?



*** MON AVIS ***

C'est un roman bouleversant, poignant, magnifique, triste et plein d'espoir. Tellement d'émotions à la fois !

L'histoire nous est racontée par Lavinia, jeune blanche recueillie par "le Capitaine", mise avec les domestiques du domaine, les Noirs.

Nous suivons sa vie depuis ses 7 ans jusqu'à peu près ses 20 ans. Elle est donc confiée aux bons soins des domestiques, elle est élevée en apprenant toutes les tâches et tous les comportements qu'ils doivent avoir. Ils deviennent sa famille, car en effet, elle a perdu ses parents et son frère.
Puis, en grandissant, comme elle est blanche, son destin change.
Mais pour tout savoir, il faudra lire le livre !

En lisant ce roman, j'ai eu un sentiment d'impuissance, de dégoût, de tristesse et d'espoir.

Le livre nous plonge au cœur de la vie des esclaves, que ce soit dans la dépendance pour les domestiques, ou dans les cases pour ceux qui travaillaient aux champs, comment ils étaient perçus, et surtout comment ils étaient traités. Les femmes étaient prises comme des animaux par les hommes blancs, comme ils le souhaitaient et quand ils le voulaient, et elles ne pouvaient rien dire sous peine d'être vendues, ou pire, tuées. Elles avaient du coup beaucoup d'enfants. Les hommes Noirs, s'ils désobéissaient, étaient battus à mort.

Dans ce roman, j'ai eu de l'espoir pour Marshall, le fils du Capitaine (le Maitre du domaine). Je me suis dis que ce qu'il avait subi par son tuteur l'avait rendu méchant. Et j'avais espéré pour lui et Lavinia. Mais voilà...
Et puis, il y a Mama. Aaah, Mama....quand je pense à elle, je me dis "Mon Dieu".

Il existait une telle différence entre les Noirs et les Blancs. Lavinia, qui est confrontée aux deux mondes, va avoir bien du mal. Elle ne va pas comprendre tout de suite les "codes". Ne trouvera pas sa vraie place. Mais quand la réalité la rattrape, elle est brutale, insoutenable.

Je ne m'étais pas imaginée que c'était une période si ignoble.

Dans le roman, nous suivons donc durant quelques années la vie dans ce domaine, où Lavinia évolue.

Nous avons aussi des chapitres racontées par Belle, une métisse, fille cachée du Capitaine, qui prend Lavinia sous son aile.

Chaque personnage est bien décrit, a son histoire, ses malheurs, son rôle à jouer, et son degré d'ignominies.

J'ai adoré ce roman. L'auteur a vraiment fait un travail formidable sur cette période. Nous avons tantôt l'impression d'être au beau milieu des cases, tantôt l'impression d'être dans la grande maison.

C'est une histoire dure, pas facile. Beaucoup d'émotions m'ont traversées pendant ma lecture.
Ce roman m'a bouleversé.

Je vous le conseille absolument, vous n'en ressortirez pas indemnes.

Un grand bravo à l'auteur.











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