Chronique de "Captif des sables" d'Alec Ace



Auteur : Alec Ace
Editeur : auto-édition
Sortie  : 14 février 2017

Service Presse Auteur

Résumé :
Le Sergent Matt Turner a tout pour être heureux : une petite amie aimante, un métier qui le passionne et une solide bande d’amis. Oui, il devrait nager en plein bonheur. Mais les apparences s’avèrent souvent trompeuses, et la réalité bien différente. En effet, Matt se bat contre ses démons intérieurs, à savoir son attirance envers les hommes. Il souhaite tourner la page et oublier ses moments d’égarement avec Joshua, son ex-amant, jusqu’à ce qu’une mission le conduisant à l’autre bout du monde, vienne mettre son quotidien en péril. Ses certitudes, ses sentiments, sa vie risquent fort de voler en éclats…



~ MA CHRONIQUE ~

Pour son premier roman, l'auteur nous entraîne dans une très belle histoire où le personnage principal, Matt, va vivre une situation des plus rudes qui va le faire changer, tout en lui ouvrant les yeux sur lui-même, sur ce qu'il croyait être, sur ses convictions.

Dans ce texte, il y a très peu de dialogue et beaucoup de narration, avec une profonde introspection psychologique de Matt et de ce qui l'entoure.
Les ressentis, les émotions et les sentiments sont retranscrits de façon intense, travaillés, avec justesse. De très belles scènes d'amour viennent compléter cette histoire assez hors du commun. Les liens amicaux seront mis à rude épreuve, mais seront montrés avec force et sincérité.

J'ai apprécié ma lecture, dépaysante et accrocheuse. Page après page, différents paysages s’offrent à vous, différentes atmosphères. Une évolution du récit cohérente.

Cette aventure que vit Matt, ce bouleversement qui ébranlera toutes ses certitudes et ce qu'il est, c'est au final la découverte d'un homme sur lui-même, sur ce qui l'habite. Une découverte faite dans la douleur et qui lui donnera la force et la détermination nécessaire pour se battre, pour devenir ce vrai lui, sans faux-semblant.
Un récit tout en pudeur et franchise, un ton résolument monotone qui confère au texte une profondeur dans l'expression des sentiments, des situations extrêmes auxquelles est confronté Matt.
Chaque personnage est intéressant, nous réservant bien des surprises. Quelques instants de douces confessions m'ont émue, des situations très dures m'ont serrée le cœur, quelques réflexions m'ont faite sourire.

La plume de l'auteur est, je crois, ce qui m'a le plus marquée. Elle est fluide, agréable, douce. Un texte raconté de façon intimiste, comme un journal intime auquel on confierait tous nos états d'âme, nos doutes, nos peurs, nos espoirs, nos joies et nos douleurs. Une plume empreinte d'un petit quelque chose qui fait que j'ai accroché tout de suite. J'aime ce style de narration, de choix de mots, de ton confidentiel. J'ai eu l'impression que Matt me racontait son histoire, juste à moi, que je devenais par la même une confidente, une spectatrice particulière et unique d'avoir la chance de découvrir tous ses petits secrets, toute son aventure, celle qui lui a permise de devenir ce qu'il est, avec qui il est, de découvrir l'amour, celui qui vous donne des ailes pour accomplir le meilleur, celui qui vous fait renaître, malgré tous les malheurs et toutes les souffrances, tel un phœnix, et oser être ce que vous êtes, sans peur, sans honte, juste avec votre cœur et votre foi.

En bref, un roman qui vous entraîne dans une histoire surprenante et émouvante, ponctuée de quelques rebondissements. L'histoire d'une prise de conscience énorme, l'histoire d'un amour hors du commun, inattendu, l'histoire d'un malheur qui deviendra votre sauveur, le sauveur de votre âme et le briseur de vos barrières pour arriver à cette liberté si légère, cette liberté d'être enfin soi, en toute honnêteté. Une histoire qui parle de confiance, d'amitié, d'amour, d'engagement.







Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Chronique de "Après moi le déluge" de Matthieu Biasotto

Chronique de "Lola, petite, grosse et exhibitionniste" de Louisa Méonis

Chronique : "Je ne sais pas dire je t'aime"